Meine Texte

Une ville la nuit (Eine Stadt bei Nacht)

Dublin

Je me souviens de cette nuit d’hiver précédent la période de Noël. Les décorations lumineuses avaient pris place dans les rues perpendiculaires à la rue O‘ Connell. Cette rue était l’une des voies principales du centre-ville de Dublin. Elle était surtout réputée pour sa statue de Daniel O’Connell dit « le Libérateur », combattant pour l’émancipation des catholiques d’Irlande. Les visiteurs admiraient la statue de James Joyce et posaient devant elle pour en garder les meilleurs souvenirs. La rue Grafton était telle une fourmilière. Les passants allaient et venaient à vive allure. Tout simplement parce qu’elle était l’une des plus importantes rues commerçantes de Dublin. De nombreux artistes de rue, musiciens, jongleurs et marionnettistes s’y produisaient souvent. En ce soir de décembre, je ne peux oublier les artistes déguisés en Leprechaun et en Père Noël. Ils étaient juste devant la statue de Molly Malone, où la plupart des touristes appréciaient photographier « la jeune femme à la charrette », qui est l’un des emblèmes de Dublin. Puis je rejoignais mes amis irlandais près du Spire, cette sculpture en forme d’aiguille, haute de cent vingt mètre dont l’extrémité était illuminée. Ce « pic » était tant admiré par les touristes. On pouvait entendre divers musiciens qui chantaient dans la rue. Les pubs étaient bondés. De nombreuses personnes se réchauffaient le cœur et la Guinness coulait à flots. Je me souviens encore de la boutique de souvenirs Carrolls où j’avais acheté quelques présents pour ma famille. Le son des musiques traditionnelles celtiques se faisaient entendre de l’extérieur. Les spectacles de danse irlandaise par des jeunes femmes vêtues d’une robe verte m’avaient émerveillée. Les décorations de Noël, inscrites également en gaélique, me réchauffaient le cœur par leur splendeur inoubliable. Je ne pourrai jamais oublier l’hospitalité des Irlandais qui étaient présents pour me guider et me faire découvrir la ville de leur enfance. J’avais également observé depuis les quais le Clarence Hotel qui appartenait au chanteur de mon groupe irlandais favori. J’avais le sentiment de découvrir de nouveaux horizons et de me sentir aussi bien que dans ma ville natale.

S.N.